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La matériel de Brian May guitariste de Queen et légende du rock

08 novembre 2018

Posté dans Guitar Legend par Elodie
La matériel de Brian May guitariste de Queen et légende du rock

A l’heure où les stars du hip-hop trustent les premières places des charts, il est plaisant de constater que le Rock n'est pas mort : si le film biopic de Queen "Bohemian Raphsody" fait un carton dans les salles de cinémas français frôlant déjà le million d’entrées, c'est bien la preuve que 27 ans après la mort du chanteur Freddie Mercury, la musique du groupe britannique reste plus que jamais d’actualité.

Derrière ce phénomène musical se cache bien sûr la voix hors normes de Freddie, de magnifiques chansons intemporelles, mais aussi le style et le son uniques du guitariste Brian May.

Analysons ensemble le matériel qui a permis à cette icône du rock de forger son identité.



LES GUITARES DE BRIAN MAY

Tout au long de sa carrière, Brian May a utilisé la guitare électrique semi-hollow body imaginée et construite par son père et lui-même en 1964, essentiellement à partir d'éléments de récupération. La Red Special est en effet constituée de différentes pièces de bois récupérés sur le linteau d'une cheminée (corps Chêne, Acajou, contreplaqué latté, feuilles d'Acajou sur la table et le dos pour uniformiser l'apparence, touche Chêne 24 frettes). Le manche a été travaillé à la main jusqu'à ce que Brian obtienne le galbe parfait.

Quasiment tout est custom sur la Red Special. Les trois micros simple-bobinage sont des Burns Tri-Sonic rebobinés pour inverser la polarité, et imprégnés de résine afin de limiter leur microphonie (il avait initialement monté des micros personnellement bobinés à la main mais qui ne l'ont pas satisfait). Le circuit de commutation tout à fait unique pour l'époque permet à May d'obtenir une vaste collection de sonorités.

La première version de la Red Special embarquait un circuit de distorsion récupéré sur une saturation VOX qui a rapidement été enlevé.

Le vibrato a lui aussi été conçu par le guitariste à partir d'une lame de couteau en acier trempé sur laquelle bascule le système de fixation des cordes, maintenu par deux ressorts de soupape de motocyclette. Afin de limiter la friction et optimiser la tenue d'accord, les pontets sont dotés de roulements. Même la tige a été récupérée sur un support de sacoche à vélo !

Lors des concerts, Brian May a toutefois l'habitude de changer de guitare. Par exemple sur "Fat Bottomed Girls", il joue avec une réplique de la Red Special accordée en Drop-D, ou sur "Crazy Little Thing Called Love" il utilise une autre variante de la Red Special fabriquée par Guyton (chevalet fixe et circuit piézo intégré).

Sur les tournées 1972 et 1973, Brian a utilisé un Fender Stratocaster 50's pour basculer ensuite sur des modèles Gibson Les Paul sur ses tournées de 1945 et 1975. On le voit même avec un Gibson Flying V en 1982.

On notera que sur son solo “Crazy Little Thing Called Love” Brian utilisait aussi une Fender Telecaster 1978. Il utilisa la guitare Fender Telecaster 1967 de son batteur Roger Taylor pour l'enregistrement du même titre.

Toutes ses guitares sont équipées des cordes guitares électriques Optima 24 Carat Gold .009– .042.



Depuis les années 80, diverses versions industrielles de la Red Special ont été produites. Exception faites de séries très limitées élaborées par des luthiers indépendants, les principaux pourvoyeurs de Red Special ont été Guild (période 1983-1991) puis Burns (modèles fabriqués en Corée). Brian May Guitars (BMG) a pris le relais de Burns en 2001, RS Guitars propose des exemplaires faits main en Arizona, et KZ GuitarWorks distribue des copies japonaises de la Red Special. À sa sortie en 2001, la première BMG a été élue "meilleure guitare de l'année" par Guitarist magazine. Elles ont été mises au point par Brian May en personne, secondé par Barry Moorhouse (luthier chez House Music), et Pete Malandrone (backliner personnel de Brian May depuis longtemps).

Une autre originalité de Brian May est l'utilisation d'une pièce de six pences à la place d'un médiator traditionnel. Elle lui offre une sensibilité particulière au toucher lui permettant de sentir les moindres contacts de la pièce contre les cordes, et d'obtenir une grande variété de dynamiques.





AMPLI

Côte amplification, Brian May a trouvé son Graal avec les ampli guitare VOX AC30 dont il a acquis ses deux premiers exemplaires en 1969. Ils correspondent exactement au son qu'il a toujours eut en tête.

Brian est techniquement conseillé par son père, véritable génie en électronique, et conforté dans son idée par une discussion avec le légendaire Rory Gallagher dont il apprécie particulièrement l'empreinte sonore. Ce dernier était naturellement un grand utilisateur d'amplis VOX qu'il combinait avec un treble booster.

Pour varier les ambiances, Brian May sait comme nul autre jouer avec le potentiomètre de volume de sa guitare. La combinaison de ces différents paramètres lui permet de basculer très graduellement et subtilement de sons clairs limpides à des saturations potentiellement très fluides et généreuses.

Sur scène May utilise donc un trio d'ampli VOX AC30, l’ampli central étant réservé à un signal brut sans effet, les deux amplis extérieurs recevant un signal traité par des racks TC Electronic G-Major 2 dont les délais ping-pong sont réglés sur 800 ms pour le premier et 1600 ms pour le second (les circuits de réverbération et trémolo originaux des amplis ont été désactivés).

En dehors des TC Electronics et de l'inévitable Fryer Treble Booster monté sur sa sangle de guitare, le seul autre effet utilisé est une Jim Dunlop Cry Baby Wah montée en rack.

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